Familles nobles (en cours de rédaction) :

Les familles nobles du Pays de Fougères, de la petite noblesse aux grandes alliances, elles ont de part leurs influences imprégnées l'histoire de notre contrée.

 
Baillé Beaucé
La Bazouge-du-Désert Le Châtellier
La Chapelle-Saint-Aubert Coglès
Dompierre-du-Chemin Le Ferré
Fleurigné Fougères
Javené Landéan
Le Loroux Louvigné-du-Désert
Mellé Monthault
Montours Parigné
Poilley Romagné
Saint-Brice-en-Coglès Saint-Christophe-de-Valains
Saint-Etienne-en-Coglès Saint-Germain-en-Coglès
Saint-Georges-de-Chesné Saint-Georges-de-Reintembault
Saint-Hilaire-des-Landes Saint-Marc-le-Blanc
Saint-Marc-sur-Couesnon Saint-Sauveur-des-Landes
Saint-Ouen-des-Alleux La Selle-en-Coglès
La Selle-en-Luitré Le Tiercent
Val d'Izé Villamée
 
Le Châtellier :
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De Romilley (Rommilley, Romilly, Rommilly, Romillé, Roumillé):

D'azur à deux léopards couronnés d'or, armés et lampassés de gueules (sceau 1353 de Geoffroy de Romilley). Ancienne extraction chevaleresque, réformation 1669, dix générations; Armorial de Bretagne.

 
Le manoir et terres de la Hunaudaie en le Châtellier étaient aux de Romilley en 1588 et passèrent par succession en 1673 aux de la Sauldraye (Banéat). La Hunaudaie était une terre noble (Maupilé). François de Romilley escuyer sieur de la Hunaudaie renda en 1588 foi et hommage à son suzerain, le baron de Fougères à la chambre des comptes de Nantes par aveu pour ses terres et maisons nobles possédés en le Châtellier. Les de Romilley de la Hunaudaie étaient issus de la branche cadette des Romilley de la Chapelle Hamelin, par André de Romilley (°ca 1530) frère de Gilles sieur de la Chapelle Hamelin, cette branche elle même cadette des Romilley seigneurs de la Chesnelaye en Trans, remontant à Goeffroy de Romilley capitaine en Saint-James en 1348 (Durant de Saint-Front). François de Romilley escuyer sieur de la Hunaudaie +1604 à le Châtellier, épousa Jacquemine de Servaude, dont escuyer Briand de Romilley sieur de la Hunaudaie +1623 à le Châtellier, époux de Géorginne Glédel +1659 fille de Jean sieur de Montaubert en Lécousse, dont escuyer Jacques de Romilley (b1608 +1671) sieur de la Hunaudaie, défendeur à la chambre de réformation de Bretagne en tant que noble issu d'extraction noble et de qualité d'escuyer au rôle des nobles de la baronnie de Fougères par arrêt du 17 mai 1669 (AD35-1J597). Le fief de la Hunaudaie ira à son neveu Jean de la Sauldraye en 1673 (+1693) sieur de la Hunaudaie fils de Gillette de Romilley dame du bourg, et épousa en 1672 à Fougères dlle Julienne Garault. Jacques de Romilley (+1671) n'ayant qu'une fille sans postérité.
 
Les de Romilley dans les registres paroissiaux du Châtellier :
 
  • + le 22 juillet 1604 de François de Romilley. (escuyer sieur de la Hunaudaie)
Signature François de Romilley - 1588 (AD44)
 
  • b Jacques de Romilley le 4 septembre 1608, fils de noble homme Briand de Romilley et Géorginne Glédel, parrain noble homme Jacques de Malnöe seigneur de marigny, marraine dlle ? (transcription sur registre de St Germain)
  • + escuyer Briand de Romilley sieur de la Hunaudaie 20 février 1623, inhumé au Châtellier (transcription sur registre de St Germain).
  • x le 29 juin 1647 entre Mtre Pierre Baron de Mellé fils hp Jean Baron et Julienne Massé d'une part et dlle Marie de Romilley fille de feu escuyer Briand de Romilley et Géorginne Glédel dame de la Hunaudaie, escuyer Jacques de Romilley sieur de la Hunaudaie, Mtre Martin Baron sieur de la Lantaye, dlle Jeanne Glédel dame de la Harlays, dlles Gillette et Marguerite de Romilley.
  • + escuyer Jacques de Romilley sieur de la Hunaudaie le 19 septembre 1671, inhumé dans l'église, Adrien Glédel sieur de Landrousse, Mr de Montaubert, Mr de la Becimanichet, et autres parents.
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De la Vieuville:

D'argent à la fasce, à trois fasces d'azur, ancienne extraction, réformation 1669, sept générations; Armorial de Bretagne)

 
La terre et seigneurie de la Vieuville, avait droit de moyenne et basse justice, cette terre est très ancienne car nous trouvons dans les actes de l'abbaye de Savigny la confirmation faite en 1258, par Robert de la Vieuville d'une donation faite antérieurement à cette même abbaye par Guillaume de la Vieuville sur la Haie de Joué dans la paroisse du Châtellier. Cette terre appartenait en 1411 à Alain de la Vieuville, dont les descendants l'ont possédée jusqu'à la fin du XVIIème siècle, qu'Elisabeth de la Vieuville fille de Jean et d'Elisabeth de Montgomery, en épousant Michel de Cambernon, la fit passer dans cette famille. César de la Vieuville (+ 1638) fonda vers 1603 une église protestante. il avait épousé Judith de la Musse, fille d'un huguenot fougueux de Vitré. Son petit fils, messire Jean de la Vieuville époux d'Elisabeth de Montgommery, dernier du nom (+ < 1702), défendeur à la réformation, fut déclaré noble issu d'ancienne extraction noble et de qualité d'escuyer au rôle des nobles de la juridiction royale de Fougères par arrêt du 8 février 1669.
 
Les de la Vieuville dans les registres paroissiaux du Châtellier :
  • Le 9 janvier 1686, abjurations et professions de foi, au manoir de la Vieuville d'Elisabeth de la Vieuville 6 ans, Françoise de la Vieuville 4 ans et Louise de la Vieuville.
  • Le 28 avril 1702, mariage entre d'une part, Charles Michel de Cambernon chevalier seigneur de Belouze gouverneur de Coutances, fils aîné et héritier principal de feu Jacques Michel, et d'autre part Elisabeth de la Vieuville fille de feu Jean de la Vieuville (dernier du nom) et Elisabeth de Montgommery, présents Mre Julien Arnault chevalier seigneur de Chantoray, dame Elisabeth de Mongommery dame de la Vieuville mère de l'épouse, dlle Louise Françoise de la Vieuville soeur, dlle Jeanne Marie Blanche Prioul, missire Nicolas Gandon prestre.
  • Inhumation le 9 février 1711 de Louise Françoise de la Vieuville, âgée de 30 ans, décédée à la Vieuville et inhumée dans l'église, missires de Saint Léonard, de Saint Germain et de Parigné.

 

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Montours :
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Hay (de Bonteville):

De sable au lion morné d'argent (sceau 1208, ancienne extraction chevaleresque, réformation 1668, treize générations; Armorial de Bretagne)

 
Bonteville exerçait une moyenne justice au bourg de Montours, et relevait de Saint-Brice, tenue en juveigneurie, antérieurement à 1574, par les du Hallay, au XVIIème siècle, cette seigneurie passa par alliance aux Hay. Le manoir de Bonteville semble être du XVIème siècle. Jean Hay, seigneur de la Montagne épousa en 1656, Françoise du Hallay dame de Bonteville; leur fils Joachim-Daniel Hay, fut qualifié de "comte de Bonteville et de baron de la Montagne". Il existait une chapelle à Bonteville construite à proximité du manoir et était sous l'invocation de Notre-Dame et de Saint François. Elle avait été fondée le 22 octobre 1665 par Jean Hay seigneur de la Montagne et Françoise du hallay dame de Bonteville. Bonteville, toujours par alliance entra dans la famille Hay de Nétumières lorsque Mary-Paul Hay, marquis des Nétumières et député des Etats de Bretagne auprès de Louis XVI, épousa sa parente Emilie Hay de Bonteville en 1779. Le dernier seigneur des Nétumières et de Bonteville n'émigra pas, de sorte su'il put conserver ses biens. Pendant la révolution on retrouve un Auguste Hay de Bonteville comme l'un des fidèles d'Aimé du Bois-Guy, il remplaça Louis du Pontavice en 1795 au commandement d'une des colonnes de l'armée chouanne (le Club Javenéen).
 
Les Hay de Bonteville dans les registres paroissiaux de Montours :
 
  • Le 17 janvier 1672 (née le 14), baptême de Françoise Hay à Bonteville maison seigneuriale, fille de messire Jean Hay seigneur de la Montagne et de Bonteville et dame Françoise du Hallay, parrain Paul François Hay seigneur de Bonteville et dlle Françoise Frandebeuf dame de la rousselays.
  • Le 3 janvier 1672, inhumation de Françoise Hay à l'âge de 14 ans à Bonteville, fille de messire Jean Hay et Antoinette Françoise du Hallay, seigneur et dame de la Montagne et Bonteville, la Bretonnière, Valnel et fondateurs des églises et cimetières de Montours, assistent plusieurs gens de qualité tant écclésiastiques que laïques dont mtre Adrien Glesdel sieur de Landrousse.
  • Le 3 décembre 1768, mariage entre Anne Joachim Hay officier carabinier à retiers baron de Kerneur seigneur de Bonteville, fils de défunts Joachim Hay et Anne Marguerite de Boiscon d'une part, et Jeanne Thérèse du Bailleul Victoire, fille de ?, le père seigneur de Bailleul (72) et Marie Gesland d'autre part, Sr Charles Péan, Sr Michel de la Grandinière, Sr Hay de Bonteville, abbé de Bonteville.

 

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Saint-Brice-en-Coglès :
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De la Villette:

D'azur à la croix d'argent, bordée d'or (ancienne extraction, réformation 1669, huit générations; Armorial de Bretagne)

 
Du XVIème au XVIII ème siècle, la Villette est une petite seigneurie qui appartient à une famille qui porte le même nom, qui très longtemps habita le château de la Villette. Ce château fut édifié avec quelques remplois d'un édifice plus ancien détruit en 1789. Dans l'église de Saint-Brice, près de la chapelle de la Vierge, est placée la pierre tombale d'Anne Rose Renée de la Villette, veuve de Denis de la Marzelle, décédée le 13 mai 1846 "en son logis de la Branche", agée de 77 ans. Dès le XVIIIème siècle, le manoir de la Branche en Saint-Brice appartenait aux de la Villette. Guy rené de la Villette y mourrut le 28 avril 1754. Sa fille Suzanne Anne de la Villette née le 6 mars 1743 y hérita à son décès. Elle épousa le 30 juin 1762 René Laurent de Pontavice sieur des Renardières.
 
Les de la Villette dans les registres paroissiaux de Saint-Brice-en-Coglès :
 
  • Jean de la Villette b 20 juin 1631, fils d'écuyer Anne de la Villette et dlle Anne Lefebvre, parrain discret messire Jean Lesage recteur, marraine dlle Esther le Roullier.
  • Françoise de la Villette b 22 juin 1660, fille d'écuyer Julien de la Villette et de Gabrielle des Portes sieur et dame de la Villette, parrain escuyer Jean Baptiste Guérin sieur de Frontigné, marraine Françoise de la Douberie dame du Plessis.
  • Anne Jeanne Gillette de la Villette b 29 mars 1693, fille de Gilles René de la Villette écuyer sieur de la Villette et de dame Noëlle Deliurée, parrain messire Anne Gilles Guérin seigneur marquis de Saint-Brice, marraine dlle Anne Jeanne Guérin dlle de Saint-Brice.
  • Guy René de la Villette b 31 janvier 1771 (née au château de la Villette), fils d'écuyer Gilles René de la Villette et de Jeanne Renée Marie Guéheneuc, parrain messire René Laurent du Pontavice chevalier oncle paternel par alliance, marraine Marie Renée Catherine de la Villette de la desnière tante paternelle.
  • x le 9 février 1790, de René François du Pontavice écuyer domicilé de Saint Léonard de Fougères fils d'Eusébe écuyer et d'Anne Lepays, et Anne Rose Renée de la Villette fille de Gilles René de la Villette seigneur de la Villette et de Jeanne Renée de Guéhenneuc, nombreux témoins.
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Du Pontavice:

D'argent à un pont de quatre arches de gueules (maintenu en 1699, ancienne extraction chevaleresque, arrêt du parlement de 1770, douze générations; Armorial de Bretagne)

 
René Laurent de Pontavice écuyer sieur des renardières, épousa Suzanne Anne de la Villette fille de Guy René de la Villette écuyer sieur de la Villette. Ils habitèrent d'abord le manoir de la Branche en Saint-Brice puis les Perruches en Montours avant de revenir à la Branche. Leur fils Louis Anne de Pontavice était né le 16 janvier 1766 aux Perruches en Montours. Il fut admis aux écoles Royales militaires après avoir obtenu en 1777, d'Antoine Marie d'Hozier de Sévigny, juge d'armes de la noblesse de France, un certificat de noblesse. Il entra en service en 1783. En 1786, il était sous lieutenant au régiment d'Armagnac. Au mois de mai 1791, alors capitaine, il donna sa démission, et prit une part active à la coalition du marquis de la Rouërie dont il était parent. Dans le tumulte de la révolution, il fut arrêté le 30 mars 1793 à Paris, et condamné à mort le 18 juin 1793 place de la révolution. Il rédigea une lettre à son père quelques jours avant de mourrir; " au citoyen Pontavice, demeurant à la Branche à Saint-Brice près de Fougères département d'Ille et Vilaine.. je viens d'être condamné, mon bon et tendre père, à la mort, après avoir éprouvé quatre mois de prison..."
 
Les du Pontavice dans les registres paroissiaux de Saint-Brice-en-Coglès :
 
  • b d'Achille Gilles du Pontavice le 29 novembre 1772, fils d'écuyer René Laurent du Pontavice seigneur des renardières et de Suzanne Anne de la Villette, parrain messire Anne Gilles Jacques Guérin chevalier seigneur marquis de Saint-Brice ancien capitaine au régiment de conty chevalier royal et militaire de Saint louis représenté par noble maître François Paul Besson.
  • Le 2 janvier 1763 inhumation de Suzanne Hyacinthe du Pontavice âgée de 2 mois, décédée au château de la Branche, fille d'écuyer René Laurent du Pontavice et de Suzanne Anne de la Villette, témoins, François Marais, Jean Marie Thirion.
  • Le 9 février 1790, mariage entre René François du Pontavice domicilié de droit de Saint Léonard de Fougères fils d'Euzèbe François seigneur du bois henry et d'Anne Nicole Lepays, et Anne Rose Renée de la Villette domicilée de droit et de fait de Saint-Brice, fille d'écuyer Gilles renée de la Villette chevalier seigneur de la Villette et Jeanne Renée de Guéhenneuc, Marie Villette du Pontavice, Françoise du Pontavice, Guy de la Villette.
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De Volvire:

Burelé de dix pièces d'or et de gueules (ancienne extraction chevaleresque, réformation 1671, onze générations; Armorial de Bretagne).

 

René de Volvire épousa en 1516 Catherine de Mautauban héritière de la seigneurie de Saint-Brice qui mourrut en 1536 et fille de Philippe de Mautauban chancelier de Bretagne. Ils eurent deux fils, l'aîné François baron de Ruffec donna en partage au cadet Philippe de Volvire, né en 1524, la terre de Saint-Brice et devint seigneur de Saint-Brice. Il épousa en 1558 Anne de Daillon. Par lettres patentes du 2 février 1566 les seigneuries de Saint-Brice, Sens, la Chattière et le Champinel furent érigées en baronnie sous le nom de Saint-Brice. Philippe de Volvire entreprit la reconstruction du château de Saint-Brice. La succession échut à son fils Jacques de Volvire qui poursuivit la construction du château et épousa en 1604 Jeanne d'Erbrée, fille de Jean d'Erbrée, sieur de la Fontaine, la Chèze en Laignelet. par ce mariage, la châtellerie de la Fontaine passa dans la seigneurie de Saint-Brice. Jacques de Volvire mourrut le 11 février 1637 et inhumé dans l'église de Saint-Brice.Le 20 juin 1634, Jacques de Volvire et Jeanne d'Erbrée se démirent de tous leur biens en faveur de leur fils aîné, Anne de Volvire. Des lettres patentes signées en juillet 1645 par le roi et la reine régente, le roi Louis XIV unissait la baronnie de Saint-Brice, de la Chattière, du Champinel, de Sens et de la Fontaine la Chèze et érigeait le tout en marquisat. Anne de Volvire acheta en 1653, la seigneurie de Parigné, et épousa à Nostang le 10 septembre 1672, Julienne Thérèse de Lopriac fille du baron de Coëtmadeuc, mais il mourrut sans postérité en 1674 (le Club Javenéen).

 
Les de Volvire dans les registres paroissiaux de Saint-Brice-en-Coglès :
 
  • b 21 avril 1614 de Jean de Volvire fils de Jacques de Volvire haut et puissant seigneur baron de Saint Brice et Jeanne d'Erbrée, parrain noble homme Paul De?, marraine puissante dame Geneviève de Melian dame du couldray.
  • + 11 février 1637 de Jacques de Volvire (lien), seigneur baron de Saint Brice, fit testament du rapport devant maistre Langlois et Michel Davy notaires royaux.
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Guérin :

D'azur au chevon d'or, accomp. en chef de trois besants de même, à la bordure engreslée d'argent. (extraction, réformation 1668, cinq générations; Armorial de Bretagne).

 
La riche succession de la seigneurie de Saint-Brice fut recueilli par Anne Guérin, neveu d'Anne de Volvire (1) marquis de Saint-Brice décédé sans postérité en 1674. Anne Guérin était le fils de Jean Guérin seigneur de la grasserie et de Claude Henriette de Volvire soeur du déffunt (1), il rendit hommage au roi le 10 juillet 1674, chevalier de l'ordre du roi, il épousa à Rennes en 1671 Marie Jeanne Geslin de Trémargat. Jean Guérin, devenu veuf, fut ordonné prêtre et devint recteur de Saint-Brice en 1676 et mourrut le 19 mars 1681. Son fils Anne Guérin marquis de Saint Brice, mourrut le 4 décembre 1683. Son fils Anne Gilles Guérin né le 5 avril 1681 épousa Suzanne de Farcy fille du seigneur de Malnoë et mourrut au château de Saint-Brice le 10 février 1737 et inhumé le 13 dans l'église. De cette union, ils eurent Anne-Gilles Jacques Guérin, marquis de Saint-Brice, chevalier de Saint-Louis et seigneur du Rocher Portail, capitaine de cavalerie au régiment de Conty, épousa à Saint-Germain de Rennes, le 5 janvier 1751, Jacquette Hyacinthe Le Prestre de Châteaugiron fille du baron de Châteaugiron, il mourrut au château de Saint-Brice le 17 juin 1783. De leur mariage naquit Louise Caroline Guérin, à Saint-Etienne de Rennes qui épousa le 27 décembre 1785 en la chapelle du château de Saint-Brice Armand Charles Tuffin de la Rouërie, instigateur de la conjuration bretonne en 1791. Elle mourrut 1 an plus tard de maladie. Le marquisat passa alors à sa soeur Thérèse Félicité Guérin, qui épousa le 24 avril 1775 dans la chapelle du château Louis Marie Le Loup comte de Chasseloir, elle mourrut en Autriche le 26 avril 1793. Pendant la révolution les biens et dépendances du château de Saint-Brice furent confisqués et mis en vente par la nation comme biens nationaux et furent rachetés en 1796 par la marquise douarière, Jacquette Le Prestre de Châteaugiron veuve d'Anne Gilles Guérin de la grasserie. Après la révolution elle revint habiter en son château et mourrut le 8 septembre 1816 à l'âge de 92 ans (le club javenéen).
 
Les Guérin dans les registres paroissiaux de Saint-Brice-en-Coglès :
 
  • Jean Guérin, noble vénérable et discret missire, chevalier seigneur de la grasserie, des acres parigny, les foliers, mourrut au château de Saint Brice le jour de la Saint Joseph le 19 mars 1681, son corps fut enterré dans le chapiteau de Saint Brice dont il était recteur en son vivant.
  • Anne Gilles Guérin ° 3 avril 1681, fils de haut et puissant Anne Guérin seigneur messire chevalier marquis de saint Brice des baronnies de sens, la châtière, le champinel seigneur supérieur de parigny, des acres, les foliers et de Marie jeanne geslin.
  • + le 10 février 1737 d'Anne Gilles Guérin à l'âge de 46 ans, haut et puissant seigneur, chevalier, marquis de Saint Brice...décédé au château de Saint Brice.
  • Promesse de mariage le 3 janvier 1751 entre Anne Gilles Jacques Guérin haut et puissant seigneur, chevalier seigneur marquis de St Brice, sire de Champinel, baron de la Chatière..fils d'Anne Gilles + et dame Suzanne de Farcy d'une part, et Jacquette Hyacinthe Leprestre fille de Jacques René, chevalier seigneur de Châteaugiron marquis d'Epinay et autres lieux, conseiller du roi en tous ses conseils au parlement de Bretagne, et de Louise de Robien, d'autre part.

 

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Poilley :
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De Poilley:

Parti d'argent et d'azur au lion léopardé de gueules, armé, lampassé et couronné d'or, brochant sur le haut. (Ancienne extraction chevaleresque, réformation 1668, dix générations; Armorial de Bretagne).

 
La paroisse de Poilley a donné son nom à une des familles les plus anciennes et les plus considérables de la baronnie de Fougères, écrit l'abbé Delory. Nicolas de Poilley vivait en 1155 et Alain de Poilley figure en 1165 au nombre des bienfaiteurs de l'abbaye de Rillé.Il parait qu'Alain de Poilley laissa sa seigneurie à sa fille Julienne qui avait épousé un chevalier nommé Juhel Léonèse ou le Léonnais, ce qui donna à la paroisse le nom de Poilley Le Lyonnais; nom qu'elle conserva fort longtemps. Fin XVIème Jean III de Poilley, baron de Poilley en 1595, mort en 1625 fils de Jean II (colonnel de 3000 hommes à pied), devint gouverneur du conté de Mortain, gentilhomme de la chambre du roi, conseiller au conseil d'état, capitaine du fort de Tombelaine. Il épousa successivement Anne de Sourdeval et Renée de la Motte-Vauclair. Issu de la première union de son père, Henri, comte de Poilley eut pour parrain le roi Henri IV et pour marraine la reine Marie de Médicis. Il s'unit le 12 mars 1614 à Anne Louise de Péricart. François de Poilley leur fils, épousa le 7 septembre 1638 Geneviève de Juvé (Juye). Le comte de Poilley "oublia les glorieuses traditions de ses ancêtres", et fut convaincu de faire de la fausse monnaie. Un arrêt du parlement de Bretagne, la condamna, le 10 juillet 1662 à Payer 20000 livres d'amende, à avoir les fortifications de son château de Poilley rasées et finalement la tête tranchée. Cette sentence ne fut pas exécutée, car le comte de poilley fit hommage en 1668 au roi pour sa seigneurie et mourrut à Poilley le 2 juin 1677, sa femme le suivit l'année suivante, laissant deux enfants, Louis Henri et Louise. Louis Henri comte de Poilley et marquis de Saint Hilaire du Harcouët épousa en 1668 Jacquemine de Bellouan et en 1676 Françoise Lesné de Torchamps. Dont Henri Louis issu du second lit, dernier comte de Poilley mourut sans postérité en 1739.
 
Les de Poilley dans les registres paroissiaux de Poilley :
 
  • Henri de Poilley b 23 mai 1595 fils de Jean de Poilley et d'Anne de Sourdeval, nommé par ? dlle de Mortain et ? seigneur de Bordeaux.
  • Louise de Poilley b 14 septembre 1639 fille de messire François de Poilley comte et seigneur de Poilley et dame Geneviève de Juye dame de Poilley, p messire François de Romilley seigneur de la Chesnelaye et d'Ardenne, m dame Louise Jeanne épouse de défunt messire Henry de Poilley comte de Poilley.

 

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De Princey:

D'azur à trois roses d'or. (Extraction, arrêt du parlement de Bretagne 1772, cinq générations; Armorial de Bretagne).

 
François de Poilley après avoir noblement servi aux armées; oublieux des glorieuses traditions de sa maison, fabriqua de la fausse monnaies et fut condamné à mort; le 10 juillet 1662. Le roi lui fit grâce et mourrut à Poilley déshonoré le 1 juillet 1667. Sa fille Louise, née le 14 septembre 1639, épousa en 1660 M Charles Martin de Princey, sieur de Nocherie. La légitimité du mariage fut contestée. Il s'en suivi un long procés, le parlement ayant déclaré le mariage valide par arrêt du 20 août 1744. Le château et la terre de Poilley passèrent aux de Princey qui les possédaient encore après la révolution. Nous voyons (Arch. dépar.) le subdélégué de Fougères répondant le 16 août 1757, à une question du ministre du 22 juillet, lui conseiller de refuser, à M de Princey, l'autorisation de changer son nom en celui de Poilley, parce qu'un procès en partage avec M d'Apreville était pendant et parce qu'il existait en Luitré des gentilshommes portant le nom et les armes de Poilley, ce procès ne se termina qu'en 1819 époque à laquelle les héritiers des plaideurs firent une transaction (Emile Pautrel).
 
Les de Princey dans les registres paroissiaux de Poilley :
 
  • + le 28 septembre 1758 de Louis de Princey à l'âge de 90 ans, écuyer, inhumé par messire Jean François de Baudrie recteur de Villamée, présents plusieurs recteurs.
 
  • + le 5 juillet 1782 de mre écuyer Charles Léon de Princey sieur de Mellé âgé de 60 ans, fils de François Louis de Princey et Elisabeth Burteau sieur et dame de la Nocherie, présents les curés des environs, missires; Durocher, Letranchant, Morazain, Rocher, Huart, Dubuisson, Thomas, Beguin.
 
  • + le 22 octobre 1794 d'Aimard de Princey au château de Poilley, originaire de Vire âgé de 73 ans , fils de feu François Louis de Princey et d'Anne Elisabeth de Burau, Charles de Princey 27 ans neveu vivant de son bien, François Sébastien de Princey 62 ans frère vivant de son bien.
 
  • Promesse de mariage le 25 juillet 1761 entre Charles Léon de Princey escuyer messire chevalier seigneur de Mellé habitant Poilley et dlle Marie Joseph le Provost dlle de Martigny originaire de Poilley fille de feu Pierre le Provost sieur de la Maison Neuve et dlle Julienne Prenveille, Jean Duhamel, Jean Gaignoux, Jean Chevalier, Mathieu Botrel.
Saint-Georges-de-Reintembault :
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De Romilley (Rommilley, Romilly, Rommilly, Romillé, Roumillé):

D'azur à deux léopards couronnés d'or, armés et lampassés de gueules (sceau 1353 de Geoffroy de Romilley).(Ancienne extraction chevaleresque, réformation 1669, dix générations; Armorial de Bretagne).

 
La terre seigneuriale de cette paroisse était celle d'Ardennes, érigée en marquisat sous le nom de Romilley, avec union des terres et seigneuries de la Rouaudière, les Loges et Moulines, par lettres patentes du 11 juillet 1642 en faveur de François de Romilley, chevalier seigneur de Romilley et de la Chesnelaye qui demeurait au château d'Ardennes. Ce château était au Houme en 1434, passa par alliance au XVème siècle aux de Romilley seigneurs de la Chesnelaye jusqu'en 1728. En décembre 1678, Louis XIV unit au marquisat de Romilley les seigneuries du Plessis-aux-Bretons et de la Bazouge-du-désert ainsi que plusieurs fiefs situés en la paroisse de Poilley.
Les de Romilley étaient issus d'une famille originaire de Normandie (avranchin) qui remonte à un compagnon de Guillaume le Conquérant,. ils étaient en possession de la seigneurie de la Chesnelaye depuis la fin du XIV siècle et se distinguérent au service des armées du roi dès cette époque où on trouve Jean de Romilley premier écuyer du roi du France Charles VI en 1403.
 
Les de Romilley dans les registres paroissiaux de Saint Georges de Reintembault :
 
  • César de Romilley seigneur d'Ardennes et de la Chesnelayre (ca 1560 - 1633 Paris) x 1633 à Françoise d'Orglandes.
  • Son fils François de Romilley (b1617 St Georges de Reintembault) marquis de la Chesnelaye comte de Mausson maréchal des camps et armées du roi x Charlotte de Poilley.
  • Louis de Romilley, fils du précédent, marquis de la Chesnelaye, gouverneur de la ville, château et baronnie de Fougères, b 2 avril 1645 sur les saints fonts de baptêmes par le roi Louis XIV et par la maréchale de Guébriant sa tante, x 1670 à Françoise de Montbal dlle d''Entremont.
  • Leur fille Marie Charlotte de Romilley (b1674 St Georges de Reintembault) x en 1688 St Georges de Reintembault.à Guillaume de l'Hospital (marquis de Saint Mesme, membre de l'académie royale des sciences).
  • Jean de Romilley (°1632 St Georges de Reitembault) écuyer seigneur de la chapelle Hamelin et de la brosse x Suzanne de Verdun; enfants nés à St Georges de Reimtembault (son frère Henry de Romilley °ca1630 fut maintenu noble d'ancienne extraction noble à la réformation de 1669).
  • Son fils, Pierre René de Romilley écuyer sieur du Bois Avenel, x Anne Marie Goupil; enfants nés en St Georges de Reimtembault.
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Chasteigner :

D'or au léopard de sinople (famille originaire du poitou).(Réformation et montres de 1427 à 1513 paroisse de Gévezé; Armorial de Bretagne).

 
Les Chasteigner étaient en possession du Plessis aux Bretons en 1605. Il s'agit sans doute d'une alliance avec les du Bouays et l'on peut s'imaginer qu'Elisabeth ou Perrine du Bouays devenur veuve ait épousé un Chasteigner (vers 1585) Les Bouys l'acquirent des Grimouville par succession vers 1550. Et les Romilley par achat en 1670 et l'unirent au Marquisat de Romilley en 1678 (source R. Espeisse).
 
Les Chasteigner dans les registres paroissiaux de Saint Georges de Reintembault :
 
  • Charlotte de Chasteigner b 29 décembre 1605 Saint Georges de Reintembault fille de René, noble homme écuyer seigneur de la Thébaudaye, la Chastaigneraye, le Plessis Breton et la Motte Anger et de noble dlle Judith de la Chasse.
Saint-Marc-le-Blanc :
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Patard :

Dargent au chêne de sinople; au chef d'azur, chargé d'un coeur d'or. (Armorial de Bretagne - anobli en 1750).

 
La famille Patard de la Mélinière a marqué de son empreinte cette terre dont elle a été lontemps propriétaire. Elle a laissé dans la toponymie une trace définitive de son séjour en ces lieux; le grand bois, situé non loin du manoir, qui s'étend sur la commune de Saint-Brice-en-Coglès, est toujours appelé le Bois Patard. Les Patard, sieurs de la Mélinière en Saint-Marc-le-Blanc, et de la Vieuville au Châtellier, furent anoblis en 1750. Le chêne qui est l'élément dominant des armoiries des Patard et dont la silhouette sculptée se devine aisément sur le manteau en granit de la grande cheminée de la salle du rez-de-chaussée (du manoir des Mélinière en St Marc le Blanc), était un emblème qui illustrait à merveille l'aspect essentiel du pays où le bocage était si dense que l'arbre y était roi. Avant la révolution, Edouard Patard de la Mélinière était propriétaire du manoir de la Mélinière et des terres alentour qui d'étendaient sur les communes de Saint-Marc-le-Blanc, Saint-Brice-en-Coglès et Tremblay, trois communes qui se rejoignaient en cet endroit, il possédait des fermes autour du château de la Vieuville au Châtellier où il demeurait, et dans les communes de Villamée, Laignelet, Landéan, Parigné. Il avait épousé Rose Reslon et avait deux filles, Marie Thérèse et Thérèse. Cette dernière avait épousé Marié Eugène Tuffin de la Rouerie, né le 27 août 1765 en la paroisse de Saint-Thugal de Laval, qui était le cousin germain du marquis de la Roueire. Sous le terreur, André Patard de la Mélinière et sa femme, dont le fils aîné était émigré et dont un autre fils était censé être avec les "brigands", furent dénoncés par le comité de surveillance et emprisonnés à Rennes comme suspects le 3 décembre 1793...à la fin de la Révolution, madame Patard de la Mélinière était soupçonnée par les autorités de Fougères de fournir des attestations de résidence aux émigrés rentrés. Plus tard, les biens de la famille Patard de la Mélinière ne furent pas vendus mais transmis par héritage (M André Couillard, le Club Javenéen).
 
Les Patard de la Mélinière dans les registres paroissiaux du Châtellier (lieu d'habitation) :
 
  • b le 12 août 1768 d'Auguste Patard à la Vieuville, fils d'André Patard de la Mélinière et de Marie Rose Reslon, le père est dit écuyer Patard de la Mélinière, seigneur de la Vieuville et du Châtellier, conseiller du roy et son garde des sceaux en Bretagne, le fils est baptisé par Mr le recteur, parrain écuyer Rose Pierre Yves Patard frère, marraine dlle ?.
  • b le 20 mai 1780 d'Yves Pierre Patard à la Vieuville, fils d'André Patard de la Mélinière et de Marie Rose Reslon, parrain Pierre Patard seigneur de Launay cousin germain du baptisé, marraine dlle Rose Marie Patard de la Mélinière soeur.
Saint-Sauveur-des-Landes :
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Pinel :

D'azur à trois pommes de pin d'or. (Extraction réformation 1669, huit générations, Armorial de Bretagne).

 
Chaudeboeuf était une importante et ancienne seigneurie, haute justice, elle fut érigée en châtellerie en 1595 en faveur de René Pinel et s'étendait sur plusieurs fiefs. Le manoir de Chaudeboeuf appartenait aux Pinel en 1040 et fut vendu par eux en 1652 aux Porée seigneurs du Parc. Le manoir actuel du XVIIème ou XVIIIème possédait une chapelle qui présentait les armes des Pinel seigneurs de Chaudeboeuf au milieu du XVIIème. Les seigneurs de Chaudeboeuf possédaient dans l'église plusieurs pierres tombales; on lit sur une "cy gist Messire François Pinel, chevalier de l'ordre du Roy, vivant seigneur de Chaudeboeuf, fondateur de cette église, décédé le 1er jour de décembre 1574, sur une autre "...le corps de Jean Pinel décédé en aoust 1589, et une autre "cy gist le coprs de damoiselle Jacquemine du Parc de Chaudeboeuf, décédée le 18 juillet 1648" (Jacquemine du Parc était femme de Briand Pinel).
 
Les Pinel dans les registres paroissiaux de Saint Sauveur des Landes :
 
  • Claude Pinel baptisé le 2 août 1610, fils d'escuyer Briand Pinel et dlle Jacquemine du Parc sieur et dame de Launay et de Chaudeboeuf, parrain noble homme escuyer René Pinel chevalier de l'ordre du roy, dlle Claude de la Haye,,,
  • Briand Pinel seigneur de Chaudeboeuf inhumé dans le chanceau de l'église le 20 décembre 1651.
  • Mariage le 10 février 1642 entre François de Bregel escuyer seigneur de Tannu et Jacquemine Pinel dame de Chaudebeuf fille de Briand Pinel et Jacquemine du Parc, sieur & dame de chaudeboeuf, Hélène Gouyon dame de Pontion Nicolas & Michel Tual, maître Jean Tumelier, me Jean Gobil, Guillaume Meignan.

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